Artiste : Iron Maiden
Genre : Heavymetal
Date de sortie : Mai 1992
1992. Le groupe de heavymetal le plus connu de la planète sort son neuvième album, Fear of the dark, qui a la lourde tâche de succéder à l'échec qu'est No Prayer for the Dying, et qui constitue donc naturellement un album clé dans la discographie de la vierge d'acier.
Beaucoup critiqué voir renié (le fait que ce dernier soit encadré par deux mauvais album n'aidant pas), Fear of the Dark est pourtant un album très riche injustement sous estimé ..
Débutant sur un Be quick or be dead énergique, Iron Maiden nous annonce la teneur du disque : une musique plus noire et plus violente (c'est d'ailleurs cela qui explique en partie la déception que peuvent avoir certaines personnes à l'écoute de ce dernier).
Si cet opus est en marge de la discographie de Maiden, c'est aussi pour son côté un peu plus expérimental (sans pour autant pousser le délire aussi loin que sur Seventh son ..). On sent bien que le groupe a voulu tenter de nouvelles choses, comme le prouve le titre Fear is the key avec son côté arabisant, malheureusement trop peu exploite ou encore le plus fun Weekend Warrior dans un esprit très Ac/dc.
On retrouve aussi bien entendu des musiques plus calmes, à l'image de l'excellente Afraid to shoot strangers et de ses mélodies sublimes ou encore Wasting love, très touchante avec ses passages acoustiques et son refrain réussi.
En plus d'une musique plus sombre, la maîtrise de la mélodie ressort beaucoup sur cet album comme le montre si bien le très bon Childhood's end, à la fois pessimiste et mélodique !
Malgré sa longue durée, on arrive finalement assez vite au dernier titre, le cultissime Fear of the dark et ses 7 minutes d'anthologie, qui constituent le sommet de l'album. Un véritable monument fait de riffs, de mélodies et de solos brillants !
Voilà donc en somme on peut dire que les gars d'Iron Maiden on réussi leur pari, avec un album résolument plus sombre, un peu plus violent et expérimental, contenant son lot d'émotion, de mélodies magnifiques, de solo d'la mort et de riffs qui tuent ! On regrettera donc amèrement la présence de quelques titres inutiles (The appartion) ou aux idées partiellement exploitées (Fear is the Key), qui empèche l'album de se hisser dans le panthéon de la discographie des infatigables anglos saxon !
Phage